Jeudi 10 mai 2012
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14:09
Pour tout dire je ne devais pas aller voir ce film. J'étais parti pour l'autre film avec Fred
Testod Sea, no sex and sun mais je me suis trompé en prenant mon billet. Bref, cela aura au moins eu le mérite de me faire découvrir le nanar de l'année (pour l'instant). Mais que c'est mauvais !
Le scénario est d'une platitude sans nom, les dialogues sont nuls. Bien sûr ce n'est pas du tout drôle. Le point fort : l'enfilage de clichés et de gags éculés. Et pour ne rien gâter, c'est
homophobe et ça se fout de la gueule des handicapés. Honteux. Est-ce utile de parler de la mise en scène inexistante et sans rythme ? Non, parlons plutôt des comédiens : tous mauvais,
c'est une catastrophe. Ari Abitan a pris le rire de Dominique Farrugia (producteur), c'est insupportable. Bref, j'arrête le massacre, ce film est une vraie purge. Arnaud Lemort avait tout de même
fait bien mieux avec L'amour c'est mieux à deux. Avec celui-là, il prend largement la tête du
flop 2012...Très médiocre...
Par ffred
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Publié dans : 2012
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3
Jeudi 10 mai 2012
4
10
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/Mai
/2012
11:08
Le premier film de Madonna, Obscénité et vertu en 2008, n’avait pas
bouleversé les foules ni la critique. On pensait alors qu’elle avait fait son petit caprice, passer derrière la caméra et que l’on ne la reverrait plus dans ce domaine. C’était peine perdue. Elle
était donc attendue au tournant cette fois-ci. Son W.E. (Wallis & Edward) arrive, de plus, avec une très mauvaise rumeur. Pour ma part, n’en attendant donc rien, je suis très agréablement
surpris. J’ai même eu un vrai petit coup de cœur. J’ai été tout de suite emporté par l’histoire. Une vraie belle romance aussi dramatique que romantique. La mise en scène de la madone laisse
présager du pire au début. Des relents de clips qui tournent vite à l’effet de style mais, heureusement, cela ne dure pas. Elle devient plus classique par la suite, plus solide, plus sobre et
d’une belle élégance (elle a reçu les conseils avisés de ses ex-maris Guy Ritchie et Sean Penn, ceci explique sans doute cela). Elle arrive à mêler brillamment les deux histoires, sans aucune ne
prenne vraiment le pas sur l’autre. Le côté passionnel de l’histoire d’amour contraste bien avec le côté beaucoup plus froid et clinique de la partie contemporaine. On connait l’histoire de
Wallis Simpson et d’Edward, et même si elle est intéressante, on s’intéresse donc plus à celle de la Wallis actuelle. Le seul petit reproche que je pourrais faire est que le film aurait mérité
quelques minutes de moins. Cela se tire légèrement en longueur sur la fin. A côté de cela, visuellement c’est superbe. Elle s’est entourée de techniciens de qualité : pour la photo Hagen
Bogdanski (La vie des autres), les costumes Arianne Philips et la musique (magnifique) Abel Korzeniowski (A single man)…le montage est aussi très réussi. La reconstitution historique est donc
méticuleuse et précieuse. Chaque détail est soigné. Une splendeur de chaque instant. Le casting n’est pas en reste. Tous les acteurs sont très convaincants. Abbie Cornish, révélée par Jane
Campion dans Bright Star, est parfaite. Constamment à fleur de peau, elle est très émouvante. Andrea Riseborough (We want sex equality) est excellente en Wallis, une vraie
révélation. Les hommes ne sont pas en reste entre James d’Arcy, Richard Coyle, James Fox ou Oscar Isaac (très sexy…).
Madonna, après l’échec de son dernier album, et sa relative disparation de la scène médiatique, rebondit parfaitement avec ce très beau film. Elle remonte de
quelques crans dans mon estime. Son film est une petite merveille, pleine d’émotion, aussi belle sur la forme que sur le fond. Je ne comprends pas trop les mauvais échos. Elle s’est sans doute
fait plaisir (elle produit son film) mais elle ne démérite pas. J’ai trouvé ce film très beau et il m’a touché….
Par ffred
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Publié dans : 2012
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2
Mercredi 9 mai 2012
3
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/Mai
/2012
15:50
Après avoir adapté un célèbre livre (Alice au pays des merveilles, très
sous-estimé), Tim Burton s’attaque cette fois à une série télé des années 60. Bien qu’appréciant toujours ses films (sauf Sweeney Todd), il ne m’avait pas autant enchanté depuis Big Fish en 2004. Il retrouve ici l’univers gothique qui lui est
si cher. Et de ce côté-là c’est vraiment très réussi. Le film est une comédie pure, moins noir et beaucoup plus léger que ses précédents. C’est même souvent hilarant. Le tout est bien rythmé sans
aucun temps mort. Un grand soin est apporté à toute la technique. Les décors, costumes et maquillages sont très réussis. La photo de Bruno Delbonnel, superbe, contribue bien à l’ambiance, la
musique de Danny Elfman est tout aussi agréable. Quant aux effets spéciaux, ils sont très efficaces. Le casting est étincelant. Outre sa femme Helena Bohnam Carter et son acteur fétiche Johnny
Depp, tous deux de tous ses films depuis un moment, le réalisateur ressuscite une Michelle Pfeiffer presque parfaite. Elle tient tout ce petit monde de main de maitre(sse de maison) de façon très
convaincante (redémarrage de carrière ?). Avec aussi l’autre ado star du moment (avec Elle Fanning) Chloé Grace Moretz, et la frenchie Eva Green que j’ai trouvée assez irrésistible. Et
quelques clins d’œil comme celui de Christopher Lee ou Alice Copper dans son propre rôle. Bref une fois encore Tim Burton nous réjouit. Il nous offre une comédie baroque, parodique, emplie d’un
humour décapant et d’une autodérision rafraichissante. Plus drôle que sombre et effrayant donc. Une belle réussite pour un excellent moment. Un très bon cru.
Par ffred
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8
Mardi 8 mai 2012
2
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/Mai
/2012
10:40
Voici sans doute le plus beau film sur l'ex-RDA que l'on ait vu depuis La vie des autres (auquel on pense beaucoup). Le réalisateur Christian Petzold a su merveilleusement rendre compte de
l'ambiance qu'il devait régner à cette époque dans ce pays. On sens la terrible chape de plomb sur la population, et ce mélange de résignation et de désir de liberté. Le tout dans une infinie
mélancolie et un désarroi que rend parfaitement le film. J'ai aussi, dans un autre genre, beaucoup pensé à la série Le prisonnier et son numéro 6. Un autre village irréel d'où on ne peut
jamais s'échapper et ou le moindre des gestes est observé. Outre une mise en scène magnifique, minimaliste mais très maitrisée, le scénario mélange habilement le propos politique et une histoire
romantique que l'on ne s'attend pas vraiment à voir là. Les personnages sont très bien décrits, on ne sait jamais vraiment ce qu'ils pensent, la suspicion et la paranoïa, justifiées, leur
conférant une part de mystère supplémentaire. Ils sont portés par des acteurs merveilleux. Nina Hoss est sublime, toute en retenue, Arnold Zehrfeld tout en force tranquille. Deux très belles
performances à fleur de peau. Techniquement, la reconstitution est très réussis, les images sont très belles. D'entrée on est happé par le destin de cette femme médecin totalement piégée dans sa
propre vie, que l'on va suivre jusqu'à une fin magnifique et glaçante. En un mot, Barbara est un film subtil aussi envoutant que dépouillé. Une beauté très froide en surface cachant des tonnes de
chaleur et d'espoir de liberté, réprimées sous une douloureuse résignation. Un très beau film.
Par ffred
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0
Lundi 7 mai 2012
1
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/2012
14:49
Peu de bons films ont, jusqu'ici, été réalisés sur la crise financière. Celui-ci a l'air
vraiment très réaliste. Il se passe juste au début de la crise des subprimes en 2008. Si l'ensemble est assez technique, il n'est cependant pas incompréhensible et l'on ne décroche à aucun
moment. Le suspens est assez implacable, transformant le tout en véritable thriller financier. La mise en scène est aussi solide et rigoureuse que le scénario. Celui-ci égratigne bien le monde de
la finance, tout en prenant soin de ne juger aucun des personnages. L'action se déroule quasi intégralement dans les bureaux de la firme, on sort très rarement à l'air libre. Cela accentue
d'autant l'effet étouffant du récit, comme une véritable chape de plomb rendant l'intrigue très tendue. Le casting presque 100 % masculin fait des étincelles. De grands noms, Kevin Spacey,
Stanley Tucci ou Jeremy Irons, tous impeccables, face à quelques jeunes loups talentueux. Zachary Quinto (aussi producteur), Paul Bettany, Penn Badgley ou Simon Baker tiennent bien la distance.
Seuls éléments féminins, Demi Moore, après Another happy day, assure une nouvelle fois, tandis que Mary McDonnell (Danse avec les loups) fait une petite apparition. Au final, on passe un
excellent moment, en étant bien pris dès les premières minutes (même si on craint le pire en croyant se retrouver devant In the air au début...). Parfaitement écrit (nommé à l'Oscar 2012 du
scénario original) et mis en scène, voilà un premier film qui laisse augurer de meilleur pour son réalisateur J.C. Chandor... Le tout se révèle passionnant... Et comme preuve qu'avec un petit
budget, un bon scénario, sans effets spéciaux ni autre 3D et de bons acteurs, on peut encore faire de bons films aujourd'hui... Une belle surprise et une belle réussite.
Par ffred
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Samedi 5 mai 2012
6
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/2012
00:31
Après Bullhead ou Tyrannosaur, voici le nouveau récit du destin hors du commun d'une personne
ordinaire. Entre drame social et thriller sombre, on suit la folle descente aux enfers d'une jeune mexicaine qui pour s'en sortir a un beau rêve de princesse : devenir Miss. Elle y arrivera, mais
à quel prix. Le réalisateur mexicain Gerardo Naranjo, sous la houlette de ses prestigieux producteurs Diego Luna et Gael Garcia Bernal, filme cette chute comme une vraie tragédie. Sa mise en
scène est rapide et tendue, effilée comme un couteau. Les plans sont magnifiques, l'image superbe. A la limite du documentaire, le scénario est consistant mais il faut mieux ne pas décrocher.
Dans le rôle de Laura, la jeune Miss, Stephanie Sigman est une vraie révélation. Elle est tout bonnement parfaite et porte tout le film sur jolies épaules. Dans leurs genres, les acteurs
incarnants les bandits/policiers, on ne sait plus trop parfois, sont aussi très convaincants.
Beau et terrible portrait de femme, à travers celui d'un pays gangréné par la violence et la
corruption, Miss Bala est une bonne petite claque dans la gueule. Il laisse perplexe sur l'avenir du Mexique et sur celui de ces femmes traitées comme de vulgaires objets (j'ai beaucoup pensé à
Maria pleine de grâce). Saisissant. On est pris aux tripes très vite pour en ressortir bouleversé. Un excellent film, puissant et marquant. A voir...
Par ffred
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Jeudi 3 mai 2012
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/2012
08:28
L’unique raison qui m’a porté vers ce film est son interprète principale. Elevée au rang de star internationale grâce au succès de la trilogie Millénium, Noomi Rapace (la seule vraie Lisbeth Salander), trouve là en effet un rôle en or. Elle est tout
simplement géniale et magnifique, apportant toutes les nuances nécessaires à un personnage à la dérive, trouble et troublé (on attend avec impatience le nouveau Ridley Scott dont elle sera
l’héroine). A ces côtés, le reste du casting est à la hauteur et suit le mouvement avec brio. Il va sans dire que l’ensemble du film est d’une solidité sans faille. Le scénario et la mise en
scène du norvégien Pal Sletaune sont d’une efficacité à toute épreuve. Le suspens est haletant et redoutable, nous menant dans divers directions, nous embrouillant et nous perdant en permanence
quand on pense avoir retrouvé le chemin. D’entrée une ambiance tendue et totalement paranoïaque s’installe pour une montée en puissance jusqu’à une fin terrible qui nous laisse pantois avec une
foule de questions. A chacun d’émettre sa propre théorie, le film ne donnant pas vraiment la clef d’une solution. A cela se mêle un côté fantastique (le film a été primé au festival fantastique
de Gérardmer) savamment distillé nous laissant encore plus perplexe devant le dénouement de l’histoire. Techniquement des décors à la photo, les moindres détails du film accentuent ce sentiment
de malaise permanent.
Un excellent thriller paranoïaque et claustrophobe, intense, angoissant et prenant comme les nordiques savent si bien le faire (j’ai beaucoup pensé à Morse, même si
le thème n’a rien à voir). Une ambiance étouffante qui met les nerfs à rude épreuve. Entre fantasmes, peurs, délires et réalité, Babycall est un vrai cauchemar éveillé et vous hante encore
longtemps après l’avoir vu. Un petit bijou de film noir. Pour moi, absolument parfait, tant sur la forme que sur le fond. Bref, j’ai adoré. Une excellente surprise.
Par ffred
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1
Mercredi 2 mai 2012
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02
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/Mai
/2012
18:17
Heureux réalisateur de Avengers et créateur de Buffy et Angel, Joss Whedon produit
et scénarise ce film d’horreur pas comme les autres. Difficile d’en dire beaucoup sans déflorer l’histoire et les twists successifs qui la ponctuent. Ce que l’on peut dire tout de même est que
cela commence comme un survival traditionnel : une bande d’étudiants part camper un week end au fond des bois…Avant l’arrivée à destination, on s’aperçoit vite que tout n’est pas comme
d’habitude et que l’on peut s’attendre à pas mal de surprises. Le scénario est plus drôle qu’effrayant, nous offrant un maximum de références à de grands films d’épouvante et presque tous les
personnages horrifiques traités un jour au cinéma sont là…Comme une sorte de synthèse de tous ces films horreur. On pense beaucoup au début à Tucker & Dale fightent le mal, Cube ou même The Truman Show. La mise en scène de Drew Goddard
(scénariste, entre autre, de Lost ou Cloverfield) est très efficace, cela monte en puissance en permanence jusqu’à une fin véritablement apocalyptique. Les effets spéciaux sont très réussis et
les acteurs sont plutôt bons. On retrouve Chris Hemsworth (Thor, Avengers), sans ses cheveux et son marteau. Le film a été tourné avant les blockbusters susnommés, et lui a mis le pied à l’étrier
pour obtenir ces rôles.
Le film est donc vraiment surprenant et original. Vraiment impossible de savoir comment cela va se terminer. On en sort un peu étourdi et secoué mais ravi. Tous les
codes des films d’horreur sont là, bousculés, détournés, réinventés pour notre plus grand plaisir. A voir pour bien s’éclater, mais attention de ne rien divulguer à vos amis sous peine de
leur gâcher le plaisir…
Par ffred
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Publié dans : 2012
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5
Mardi 1 mai 2012
2
01
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/2012
10:55
Pour son premier film, coproduit par la France, le bulgare Konstantin Bojanov nous offre un joli
road-movie à travers son pays d'origine. Tour à tour drôle, tragique, mélancolique et romantique, la rencontre de ces deux adolescents lancés sur les routes pour des raisons bien différentes,
nous agace d'abord. On ne sait rien d'eux, ils sont plutôt antipathiques et puis la Bulgarie n'a vraiment rien d'exotique. Mais petit à petit on va apprendre à les connaître, à s'attacher à eux
et à les aimer. La mise en scène est très simple, fluide, calme. Les plans sont fixes. Cela nous change des premiers films français tremblotants, tournés caméra à l'épaule et surtout avec les
pieds. L'ambiance, douce-amère, entre mensonges, quête de la vérité et d'une vie meilleure, nous donne vite l'âme vagabonde, à l'instar des deux jeunes protagonistes. Ils sont joués avec beaucoup
de talent, de conviction et de naturel par deux jeunes acteurs épatants. La jeune Anjela Nedyalkova est saisissante de vérité, un beau potentiel qui ne demande qu'à éclore. Idem pour son
partenaire Ovanes Torosyan, avec son étrange visage triste, lui aussi très convaincant. Un joli premier film donc, pas facile d'accès au départ mais au final très attachant. Un road movie
initiatique, aussi tendre qu'ancré dans le réel...Très réussi...On en ressort quand même un peu avec le blues...
Par ffred
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Publié dans : 2012
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1
Mardi 1 mai 2012
2
01
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/Mai
/2012
09:26
De Kiarostami à Panahai, pour les plus connus, le cinéma iranien nous envoie régulièrement
quelques chefs d'oeuvres... Au revoir, Les chats persans, Téhéran...d'autres
cinéastes nous envoient aussi régulièrement quelques perles, plus ou moins réussies, mais forçant le respect, étant toujours tournés dans l'urgence et/ou la clandestinité, censure d'état oblige
(voir le formidable Ceci n'est pas un film...). Pour son premier film, Morteza Farshbaf n'a pas opté
pour la facilité. Un scénario plutôt noir, mais qui peut se révèle souvent drôle, pour une histoire aux personnages sourds et muets. D'ailleurs les deux acteurs principaux le sont aussi (et sont
aussi un vrai couple à la ville). On est d'abord un peu dérouté : la première scène est dans le noir, on entend un couple se disputer mais on ne le voit pas. Puis le contraire, en pleine lumière,
un couple se dispute en silence, seuls les dialogues apparaissent en sous-titres. On s'aperçoit alors qu'ils ne parlent pas. Un peu désarçonnant mais une fois assimilé cela, on est pris par la
tension nerveuse et dramatique du récit. Comme n'importe quel autre couple, ils vont se remettre en question, parler d'avenir et de passé, mis au pied du mur suite au drame qui les frappe. Mise
en scène et scénario jouent à merveille sur ce contraste bruit/silence nous offrant de magnifiques scènes, tant visuellement que dramatiquement. Et ce sans jamais oublié l'humour et un côté
cocasse salvateur, empêchant de plomber l'ambiance. Plus le récit avance et plus l'émotion monte, à travers le petit garçon (sans avoir beaucoup de dialogues, le jeune acteur est assez étonnant)
qui a très bien compris la situation qu'on essaie de lui cacher, jusqu'à une fin très émouvante. Les trois acteurs (non professionnels) sont vraiment parfaits. On ne devine pas que c'est ici
leurs premiers pas devant la caméra. Premier long métrage pour tout le monde donc, et le résultat est assez saisissant. Une grande maitrise, tant sur le fond que sur la forme, nous pousse au
constat que tout ce petit monde a un formidable potentiel. On attend donc beaucoup de ce réalisateur qui a tout pour suivre les pas de ces illustres compatriotes. Ici en tout cas, il nous offre
une belle réfexion sur le deuil et le manque de communication, que l'on soit sourd-muet ou non...Un très beau moment...
Par ffred
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Publié dans : 2012
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