Dimanche 15 janvier 2012
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10:00
Vu dans le cadre du Festival d’hiver² de Christoblog. Etonnement c’est seulement le deuxième film d’animation japonais que je vois. L’an dernier à peu près à la même époque Arriety m’avait enchanté. C’est ici le deuxième film de Goro Miyazaki, dont je n’ai donc rien vu du
père, maitre du genre. J’ai trouvé La colline aux coquelicots bien fait. Le graphisme et les couleurs sont jolis, belle musique. Mais le problème c’est que je me suis un peu ennuyeux. Je
n’ai rien trouvé de passionnant dans cette histoire d’amour adolescente sur fond de secret de famille. Un dessin animé anodin à mes yeux donc. Il faut absolument que je regarde ceux du
père…
Par ffred
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Publié dans : 2012
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6
Samedi 14 janvier 2012
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15:27
Au sortir de la salle j’étais un peu déçu, voir contrarié. Mais quelques jours après, à froid, le film n’est finalement pas si raté et poussiéreux que cela. Déjà,
il est bien meilleur que le précédent Eastwood, Au-delà, sans doute le pire ratage de sa filmographie. Même si on voit bien les grosses ficelles du film à Oscars, tout n’est pas à jeter et il y a
même quelques bonnes choses. En premier lieu, la reconstitution historique est très réussie. Un travail soigné sur les décors, les costumes, la photo qui est très belle. Les maquillages sont
aussi, pour une fois, bien faits. Techniquement, rien à redire. Niveau interprétation, même constat. Rien à dire. Leonardo di Caprio est vraiment très convaincant même si cela sent trop aussi la
performance à statuette dorée. C’est du solide mais sans doute trop appuyé, je l’ai trouvé déjà mieux ailleurs, notamment dans Shutter island par exemple. On se demande par contre ce que
vient faire là Naomi Watts. Juste tourner avec Eastwood ? Le rôle est vraiment léger et ne sert pas vraiment à grand-chose. Bizarre. Charlize Theron et Amy Adams avaient aussi été approché pour
le rôle. Celui qui s’en tire très bien, par contre, c’est Armie Hammer (The social network) en bras droit de Hoover. Une belle révélation. Josh Lucas et Dame Judi Dench sont aussi très
convaincants. A côté de cela, la mise en scène reste assez sage. Si elle est tout de même solide et élégante, elle n’en reste pas moins très académique et on frise souvent l’ennui. Le scénario de
Dustin Lance Black (Harvey Milk) en est sans doute aussi responsable. Il joue sur les deux tableaux de la vie privée et publique de Hoover, sans vraiment les exploiter à fond. On assiste, en
filigrane, à une belle histoire d’amour impossible avec son collaborateur et à toute une page de l’Histoire des USA, pas plus développée non plus (même si on apprend beaucoup de chose). Le tout
en flash-backs incessants peut être pas toujours franchement nécessaire. Bref si Clint Eastwood se rachète un peu, on est encore loin du chef d’œuvre mais on n’est pas passé loin du très bon
film…
Critiques de Lettres d'Iwo Jima,
L'Echange, Gran Torino, Invictus, Au-delà
Par ffred
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7
Jeudi 12 janvier 2012
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11:17
Mais qu’est-il arrivé à Roland Emmerich ? Oui, celui des blockbusters navets, de Independance Day à 2012… Il a enfin fait un film ! Enfin il a essayé.
Veut-il soudainement s’offrir une nouvelle carrière plus « respectable » ? Cela aurait pu fonctionner, mais non. Cette version de la vie de Shakespeare et de la provenance de ses œuvres est
vraiment faite de façon trop balourde. Le scénario est assez tarabiscoté. Mais cela va très vite, pas de temps mort, on ne s’ennuie pas vraiment. Le changement incessant d’époque perturbe un peu
au début, et on ne sait plus qui est qui mais cela rentre dans l’ordre assez vite. Le plus gênant est que d’entrée le postulat de l’imposture nous est imposé et toute l’intrigue est développée
là-dessus. Shakespeare était un acteur de seconde zone, volage et illettré. On n’a jamais le bénéfice du doute, le suspens étant donc assez réduit. Malgré tout, cela se laisse regarder. Grâce à
une reconstitution historique honnête et à des acteurs plutôt convaincants. Rhys Ifans et Davis Thwelis d’un côté, acteurs britanniques incontournables, et de l’autre la grande Vanessa Redgrave et Joely Richardson (mère et fille
dans la vie) jouant le même rôle d’Elizabeth 1ere à quarante ans d’intervalle. Finalement le film est plus basé sur la vie politique et amoureuse de la souveraine que sur l’auteur en lui-même.
Sans être vraiment réussi, ce Roland Emmerich nouvelle formule se laisse donc voir mais sans grande émotion ni emballement. On attendra encore du réalisateur allemand qu’il fasse ses preuves
avant de changer définitivement de statut…
Critique de 2012
Par ffred
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Mercredi 11 janvier 2012
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19:04
Autant le dire d’entrée, le film ne vaut rien sans Karin Viard. Et encore on l’a déjà vu
meilleure. Elle est de ces rares actrices qui sont toujours bonnes même dans les mauvais films ou le dernier navet de Dany Boon. Pour son premier long métrage, Pierre Pinaud passe à côté de son sujet. La mise en scène est certes très appliquée mais vraiment trop sérieuse. Premier film mais
déjà académique, pas d’énergie, pas de nouveauté et surtout pas d’émotion. C’est plein d’incohérences et d’invraisemblances, on n’y croit pas vraiment et la fin est encore plus ratée que le reste
(voir ridicule). Quelques scènes drôles mais rien de bien exaltant. Sur le sujet de l’absence, de l’abandon familial et la recherche des racines, on a déjà vu cela mille fois et en bien mieux.
Reste l’interprétation, pas renversante non plus. Si Viard est plutôt pas mal donc, Nicolas Duvauchelle est assez
transparent et les seconds rôles pas vraiment convaincants. Bref, cela manque un peu de tout, d’une écriture plus maitrisée et d’une mise en scène un peu moins neutre. Un beau potentiel pas
vraiment exploité…
Par ffred
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Dimanche 8 janvier 2012
7
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14:51
Premier accroc dans cette année cinéma après quatre beaux films sur quatre. Le nouveau Cédric
Kahn m’a beaucoup déçu. Pourtant j’avais bien aimé ces précédents films (Les regrets, Feux rouges, Roberto Succo, L'avion, L’ennui). Une fois de plus un film français bien ancré dans la réalité
(crise, surendettement…) mais bizarrement, contrairement à Toutes nos envies ou Louise Wimmer, je n’y ai pas cru. Et encore moins à la dernière partie et à la fin, complètement tirées par les
cheveux. La mise en scène se résume à une succession de scènes sans émotion, les personnages ne sont pas vraiment attachants, l’image n’est pas belle. L’absente quasi totale de musique (ce qui
n’est pas en soit un défaut) assèche encore plus le tout. Et puis c’est long, trop long. Plusieurs fois, on pense que la fin est arrivée, et bien non, cela repart. Seul point positif,
l’interprétation est de qualité. La direction d’acteurs de Kahn est donc toujours bien là. Guillaume Canet est vraiment
très bien, sans doute l’un de ses meilleurs rôles. Leila Bekhti est excellente. Après La source des femmes, elle m’étonne agréablement encore une fois. Finalement son César pour Tout ce qui brille n’a pas été volé, les espoirs mis en elle se concrétisent. A noter aussi la jolie performance du petit
garçon Slimane Khettabi. Malheureusement tout cela est au service d’un film plat et ennuyeux. Un beau potentiel mais au
final une coquille vide. Un ratage pour Cédric Kahn, à mon gout, après de belles réussites…Une déception, j'en attendais certainement trop...
Critique de Les regrets
Par ffred
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4
Samedi 7 janvier 2012
6
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12:14
Camera d’or au dernier festival de Cannes (meilleur premier film), Les acacias est un de ces films qui font du bien. C’est un film tout simple, aussi bien
dans la mise en scène, minimaliste, que dans le scénario. Le film est comme ses deux personnages, discret, peu bavard, plein de tendresse et d’espoir. Enfin Jacinta est comme ça, pleine d’espoir,
elle quitte son pays pour une vie meilleure dans un autre pays. Rubén lui n’attend plus rien de la vie que de conduire son camion. Mais le contact avec cette femme et son bébé viendra-t-il lui
redonner cette petite flamme qui manquait à sa vie ? Tout part mal. Même pour nous, les premières minutes sont très ennuyeuses. Les images sont magnifiques mais j’ai failli m’endormir. Et puis
petit à petit, on prend place avec eux dans le camion, on s’attache alors à eux sans s’en apercevoir et on a plus envie de les quitter. Les deux acteurs, German de Silva et Hebe Duarte sont formidables, tout en
sobriété, pudeur et retenue. L’alchimie se fait à merveille et le duo fonctionne parfaitement alors que le bébé a une tronche mignonne pas possible. Pour son premier film, Pablo Giorgelli nous offre un road movie sensible et humain. 1500 kms entre le Paraguay et l’Argentine d’un voyage touchant et
chaleureux. Son film nous fait du bien au cœur et à l’esprit, une excellente petite surprise inattendue. Un vrai petit coup de cœur.
Par ffred
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Vendredi 6 janvier 2012
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17:29
Décidemment 2012 commence vraiment très bien. Voici sans doute le meilleur polar français vu depuis longtemps. Au moins depuis 36 quai des orfèvres. Philippe Lefebvre (à ne
pas confondre avec Philippe Lefebvre) disparu des écrans depuis Le juge dans les années 80, revient de la plus belle manière qu'il soit. Son scénario, coécrit avec Simon Mickael (scénariste de Pierre Jolivet) est rendu
très crédible avec l’apport de Philippe Isard, un ex-flic de la mondaine. On sent le vécu là-dedans. On s’attache plus à
la psychologie des personnages qu’à l’histoire, de laquelle, d’ailleurs, il faut mieux ne pas décrocher. Alors que le suspens est bien là et que l’on se demande comment tout cela va se terminer,
le twist final arrive sans qu’on s’y attende une seule minute (enfin pour moi…). La mise en scène est tendue, tout le temps dans l’urgence, l’unité de temps est parfaitement rendu. Roschdy Zem tient le haut de l’affiche avec brio d’une distribution impeccable. Il est vraiment très bien, un très beau rôle. Il est
plus difficile de parler de Sara Forestier tant son rôle à elle est particulier et impose. Pour une fois, une sobriété et
une retenue dont elle ne nous avait pas habitués. Par contre, Samuel Lebihan en patron des nuits parisiennes c’est
limite. On y croit pas vraiment, peut être erreur de casting là, mais cela ne gâche pas l’ensemble. On retrouve aussi dans une seule scène le trop discret dernièrement Richard Bohringer, mais il y est parfait en chef de famille mafieux. Avec aussi, pèle mêle, les solides secondes rôles que sont
Sophie Broustal, Jean-Pierre Martins,
Grégory Fitoussi, Gérald Laroche ou Jean-Paul Muel. Techniquement c’est magnifique. Rarement Paris aurait été montré sous cet angle là. La musique colle aussi très
bien au propos.
Un film noir, poisseux, collant, passionnant (ou pathétique ? au choix) comme la nuit parisienne. Un polar puissant comme on en voit pas tous les jours, il faut en
profiter…Une très bonne surprise.
Par ffred
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4
Jeudi 5 janvier 2012
4
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15:08
Premier coup de cœur et première surprise de l’année. Louise Wimmer est un film qui marque. Est-ce parce qu’il est en plein dans l’actualité et qu’il fait
un constat sans concession de notre société et de la crise qu’elle traverse ? Ou bien est-ce parce que son actrice (et tout le casting) est juste formidable ? Les deux à la fois, à n’en pas
douter. Il y a bien longtemps qu’il nous avait été donné de voir un si beau portrait de femme. Que cela soit dans un premier film, et français de surcroit, est d’autant plus notable.
D’entrée on s’attache à Louise. Et pourtant elle n’est pas forcément aimable. Mais son combat ne peut que forcer notre admiration. Elle tiendra toujours, sans jamais baisser la tête, avec
quelques écarts parfois mais sans grande conséquence. Son seul but : s’en sortir en restant digne. Petites magouilles pour manger, se laver dans les toilettes des bars ou des stations services,
ne pas voler, ne pas se plaindre, système D et débrouille. Quitte à se séparer des ses bijoux et autres biens matériels remisés en garde-meuble en attendant un jour meilleur. Les scènes où elle
vent tout cela dans un cash center sont terribles et l'une d'elles avec le jeune employé est vraiment magnifique. Bref Louise se bat, envers et contre tout(s), d’un ex-mari à l’administration, en
espérant un jour voir la lumière. Cyril Mennegun maitrise son premier film de manière quasi parfaite. Sa mise en scène
est sans aucune esbroufe ni fioriture. Juste du concret, la réalité dans ce qu’elle a de plus sordide avec l’espoir de quelque chose, peut être, au bout. Son scénario évite tous les clichés et le
pathos. Il n’y a pas de musique sauf bien sur la chanson de Nina Simone sur la radio de la voiture et celles d’un karaoké pathétique. Moi qui ai facilement la larme à la l’œil, je ne l’ai pas eu,
mais le film est empli d’une émotion rare qui vous prend très vite et ne vous lâche pas après la projection. Le visage de Corinne Masiero ne vous lâchera pas non plus de sitôt. Elle est absolument bouleversante, juste, simple, sans fard, se livrant
totalement. Une performance marquante qui va rester dans les esprits. On aurait aimé rester plus longtemps avec elle et avec Louise. Le film ne dure qu’une heure vingt mais on en sort totalement
bouleversé. En s’étant pris une bonne petite claque dans la gueule au passage. Ca fait mal mais ça fait du bien. Un vrai choc.
Cyril Mennegun et Corinne Masiero placent déjà la barre très haute en ce début d’année. Espérons que cela augure d’une année formidable qui tiendra toutes ses
promesses. En tout cas on a déjà très hâte de voir ce qu’ils vont nous faire tous les deux dans l’avenir…
Par ffred
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3
Mercredi 4 janvier 2012
3
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/2012
19:03
Les festivals de Christoblog se suivent et ne se ressemblent pas. Déjà couvert de
prix internationaux, de Cannes à Sundance en passant par Deauville, Take Shelter entame de la plus belle manière ce Festival d’hiver, deuxième du nom. Cela change de celui d’automne. Ca et là j’ai entendu des
comparaisons avec Melancholia. Moi je n’ai pas trouvé. Il ne faut pas y aller avec cette idée là ou vous risquez d’être déçu
(les fans du dernier Von Trier). D’ailleurs, rien ne dit explicitement qu’il s’agit de la fin du monde, chacun se fera son
opinion selon son ressenti. On est loin aussi de Twister. J’ai plutôt pensé à du Malick d’avant The tree of life. Attention, n’attendez
pas non plus un film d’action. Il n’y en a pas.Take Shelter est avant tout un film d’ambiance. Lourde, pesante, étouffante, menaçante, parano. Et lente. Le scénario nous mène de plein
pieds dans la psychologie et l’esprit tourmenté du personnage. Notre propre parano prend petit à petit le dessus et très vite on ne sait plus que penser. L’angoisse nous prend au ventre et à la
gorge au fur et à mesure que Curtis bascule (dans sa schizophrénie ?). La mise en scène de Jeff Nichols (son deuxième film)
allie habilement drame psychologique et fantastique sans que jamais aucun ne prenne le pas sur l’autre. Il arrive à ne jamais nous ennuyer dans un récit qui pourtant prend (trop ?) son temps.
Techniquement, les images sont superbes et la musique très belle. Naturellement, cerise sur le gâteau, l’interprétation est de haute volée. Jessica Chastain confirme son statut de révélation 2011, elle est vraiment très bien. Michael Shannon nous démontre une fois de plus, s’il fallait encore le faire, son immense talent. Il est absolument prodigieux.
De presque tous les plans, il porte tout le film sur ses épaules et on se dit qu’il joue décidemment très bien les garçons perturbés (on pense beaucoup à son rôle dans Bug). Bref, un film finalement assez effrayant. La fin est assez terrible et laisse un peu pantois. Longtemps après la séance Take
Shelter vous hantera encore…L’année cinéma commence très fort…
Par ffred
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Publié dans : 2012
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2
Mercredi 4 janvier 2012
3
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/2012
17:10
Bravo à Perrine, Fabrice et Ben qui ont été les plus rapides et gagné les places !
Gagnez 2 places pour voir le très beau 1er film de Cyril Mennegun Louise
Wimmer (je l'ai déjà vu, il est formidable !)
C'est très simple, les 3 premières personnes m'envoyant
leurs noms et adresse postale par email à : lecinedefred@orange.fr recevront une invitation pour 2. Faites vite !!!
La bande annonce : http://www.youtube.com/watch?v=pGxhpjTmvdA&feature=player_embedded
Appelez Louise Wimmer : 06 43 02 59 18.
Par ffred
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