Salaud, on t'aime

par ffred  -  8 Avril 2014, 08:20  -  #2014, #Drame France, #Claude Lelouch, #Sandrine Bonnaire, #Irène Jacob, #Jenna Thiam, #Pauline Lefevre, #Eddy Mitchell, #Johnny Hallyday, #3*

Salaud, on t'aime : Affiche

 

Un photographe de guerre et père absent, qui s'est plus occupé de son appareil photo que de ses 4 filles, coule des jours heureux dans les Alpes avec sa nouvelle compagne. Il va voir sa vie basculer le jour où son meilleur ami va tenter de le réconcilier avec sa famille en leur racontant un gros mensonge.

 

Après la catastrophe Ces amours-là, je pensais en avoir fini avec Claude Lelouch. Mais après Les parisiens et Le courage d'aimer, de purs navets, il avait bien rebondi avec Un roman de gare. J'espérais qu'il fasse de même avec ce nouveau film. Dont la rumeur était plutôt bonne malgré Johnny Hallyday. Contre toute attente donc, je dois dire que j'ai trouvé cela pas mal, je m'attendais à bien pire. Les thèmes et les tics du réalisateur sont toujours là mais il nous offre quelque chose de léger et de sympathique au moins pendant les deux premiers tiers. Tout d'un coup, l'ensemble bascule dans le drame et le polar sans qu'on s'y attende et la fin est un peu plus chaotique. Le casting est un peu à cette image, bancal. Johnny fait peine à voir, assez pathétique, parfois ça passe mais il est surtout très mauvais et on a connu Eddy Mitchell meilleur aussi. Nettement mieux du côté des actrices. Avec en tête Sandrine Bonnaire toujours lumineuse, Irène Jacob toujours juste, mais on se demande un peu ce que deux grandes actrices comme elles sont venues faire là-dedans. Par contre, l'ex-gloire des années 80 Valérie Kaprisky, en fille cachée cubaine, fait peine à voir, juste ridicule. Au final, on passe donc un moment pas si désagréable que cela. De belles images de montagne, quelques bonnes chansons, quelques jolies scènes (d'autres très limites, surtout dans les dialogues) et même quelques moments d'émotion. C'est mieux que rien (et surtout que la plupart des films de Lelouch de ces dernières années) mais on l'oubliera très vite...

Salaud, on t'aime
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