The Voices

par ffred  -  12 Mars 2015, 09:06  -  #2015, #3.5*, #Thriller US, #Comédie US, #Marjane Satrapi, #Ryan Reynolds, #Gemma Arterton, #Anna Kendrick, #Jacki Weaver

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Jerry vit à Milton, petite ville américaine bien tranquille où il travaille dans une usine de baignoires. Célibataire, il n’est pas solitaire pour autant dans la mesure où il s’entend très bien avec son chat, M. Moustache, et son chien, Bosco. Jerry voit régulièrement sa psy, aussi charmante que compréhensive, à qui il révèle un jour qu’il apprécie de plus en plus Fiona - la délicieuse Anglaise qui travaille à la comptabilité de l’usine. Bref, tout se passe bien dans sa vie plutôt ordinaire - du moins tant qu’il n’oublie pas de prendre ses médicaments...

 

Comme tant d'autres réalisateurs européens, Marjane Satrapi a cédé aux sirènes hollywoodiennes. Faut-il souhaiter que cela ne soit qu'une expérience sans lendemain ? On est loin des films qui nous l'ont fait connaître et apprécier : le très personnel Persepolis, le raté mais visuellement magnifique Poulet aux prunes et le déjanté mais inconnu La bande des Jotas. Réclamée par Hollywood (elle a déjà refusé Maléfique), c'est la première fois qu'elle met en scène un scénario qu’elle n'a pas écrit (mais Michael R.Perry scénariste télé et de Paranormal Activity 2). A chaud, j'étais donc un peu déçu. A froid, le film ne manque pas de qualités. Il mélange allègrement les genres : comédie, romance, thriller, crtique sociale de l'Amérique, mais c'est tout de même le côté horrifique qui domine. C'est souvent très drôle, surtout quand les animaux parlent bien sûr (et le générique de fin genre comédie musicale). Les dialogues sont parfois même hilarants. Visuellement et techniquement, comme tous les films de la réalisatrice, c'est très réussi. C'est aussi parfaitement interprété. Ryan Reynolds est à croquer en serial killer gentil. Son meilleur rôle à ce jour avec l'excellent Buried. Les trois rôles féminins sont tenus avec charme et talent par l'anglaise Gemma Arterton (enfin surtout sa tête), Anna Kendrick et l'inoubliable mère de famille de Animal Kingdom l'australienne Jacki Weaver. A côté de cela, même si la mise en scène est honnête, l'ensemble manque parfois de rythme, il y a quelques longueurs et des scènes inutiles à mon goût (les flash-backs dans l'enfance de Jerry). L’expérience n'est pas vraiment négative pour Marjane Satrapi, mais on est loin de ce qui faisait son charme jusqu'ici. Si son film n'est pas aussi formaté que la plupart de la production hollywoodienne actuelle, il n'est pas aussi délirant qu'annoncé non plus. Donc à voir pour la suite. On espère tout de même la retrouver sur des projets peut être un peu plus personnels.

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