Mardi 12 janvier 2010
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L'histoire
Par tous les moyens, Bliss Cavendar veut échapper à sa petite ville
perdue du Texas et à sa mère qui est convaincue que sa seule chance de
réussir dans la vie est de gagner les concours de beauté locaux. Bliss
rêve d'autre chose... Lorsqu'elle se rend en cachette dans la
grande ville d'Austin avec sa meilleure amie Pash, Bliss découvre un
univers qu'elle n'aurait jamais imaginé : le roller derby...Mon avis
On pouvait s'attendre au pire et finalement voilà une bonne petite surprise. Premier film de
Drew Barrymore derrière la caméra
Bliss s'avère être une comédie plaisante, pas si lisse que ça malgré les clichés, même si tous les critères requis de la bonne comédie familiale politiquement correcte sont là. On sent que la jeune réalisatrice ne s'est pas vraiment lâchée, un peu plus de mordant et de trash auraient été les bienvenus. Malgré tout cela fonctionne quand même. Beaucoup d'humour, quelques moments d'émotion, des personnages sympathiques. On ne s'ennuie pas, ça se laisse regarder. Presque entièrement féminin, le casting s'en donne à cur joie.
Ellen Page est bien mignonne mais elle n'apporte rien de nouveau, le rôle est assez proche de celui de
Juno. Les seconds rôles sont tous très bien entre une
Marcia Gay Harden toujours parfaite, une
Juliette Lewis qui renait de ses cendres et une
Drew Barrymore elle-même vraiment très drôle. Pour sa première mise en scène l'actrice de
E.T. nous offre un joli petit film attachant, classique mais on passe un bon moment. On attend la suite...
Lundi 11 janvier 2010
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20:15
L'histoire
Adam, jeune homme brillant, passionné d'astronomie mais atteint d'une
forme légère d'autisme, mène une existence réglée dans les moindres
détails, jusqu'à la mort de son père avec qui il vivait. Alors qu'il
essaye de s'adapter à sa nouvelle existence, Adam fait la connaissance
de la jolie Beth qui vient d'emménager dans l'appartement voisin. C'est
le premier d'une série de bouleversements qui vont changer son monde...Mon avis
Une comédie romantique banale mais qui se veut originale. Tous les ingrédients de l'indigeste sont là : un orphelin, malade, viré de son boulot...Guimauve, pathos, fil blanc. Pas grand chose à dire, c'est longuet, pas passionnant, déjà vu. Malgré une interprétation honnête des acteurs
Hugh Dancy et
Rose Byrne, on ne s'attache pas aux personnages. Une curiosité : revoir
Peter Gallagher et
Amy Irving acteurs très en vogue dans les années 80/90, dans le rôle des parents de la jeune fille. Un premier film raté, formaté par Hollywood pour un politiquement correct très américain. On peut s'en passer, comme beaucoup de films de ce genre malheureusement.
Dimanche 10 janvier 2010
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19:00
L'histoire
Londres, 1818. Un jeune poète anglais de 23 ans, John Keats, et sa voisine Fanny Brawne entament une liaison amoureuse secrète...Mon avis
Sept ans après le très réussi et sulfureux
In the cut, revoilà
Jane Campion avec son nouveau film reparti bredouille de Cannes en 2009. Et c'est bien dommage car
Bright Star est quasi parfait sur tous les plans. Le film est d'une beauté visuelle époustouflante. Cela va bien sûr à merveille avec le thème et cette histoire d'amour fou et tragique. Cela fait bien longtemps qu'un tel romantisme exacerbé ne nous avait pas été donné de voir au cinéma. Une passion dévorante et destructrice qui sous un abord tout à fait banal n'est en fait qu'un bouillon de passion, d'amour et de destruction. En surface tout est calme pourrait-on dire... Tel que devait l'être la vie et le partage des sentiments dans cette époque puritaine. Tout est suggéré plutôt que montrer, tout est garder plutôt que hurler...à la limite de l'étouffement...De poésie en envolées lyriques, l'émotion point à presque chaque plan, du visage de Miss Brawne à une fleur des champs, d'une lettre enfin arrivée à un cercueil solitaire dans les rues de Rome...Le duo d'acteurs principal fonctionne à merveille.
Abbie Cornish est prodigieuse. Impeccable performance. Non seulement elle ressemble terriblement à
Charlize Theron physiquement mais aussi dans dans son jeu. Une aussi grande carrière s'offre à elle assurément.
Ben Wishaw (
Le parfum) est lui aussi très bien dans le rôle de John Keats, bien qu'en retrait par rapport à sa partenaire. Excellents seconds rôles que sont
Paul Schneider (l'ami du poète) ou
Kerry Fox (la mère). Outre son scénario magnifique, Campion nous offre là une mise en scène qui se voudrait classique et académique mais reste tout simplement sublime de simplicité et de tact et d'une grande maîtrise et fluidité. Tout coule subtilement sur les personnages sublimés par des décors, des costumes, une musique et bien sur une photographie incomparables. Sublime travail technique, une magnifique uvre d'art.
Même si le chef d'uvre de
Jane Campion reste et restera sans doute à jamais
La leçon de piano,
Bright Star s'en approche tout de même beaucoup. Une certaine violence des sentiments en moins peut être. Un romantisme tout de même sublimé. Un film magnifique, touchant, émouvant, d'une beauté formelle à couper le souffle au service de sentiments puissants et universels. Et comme dans tous ses films, une fois encore de la part de la réalisatrice néo-zélandaise, un incroyable portait de femme...Tout simplement sublime...
Jane Campion Filmo Sélective
Samedi 9 janvier 2010
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13:15
L'histoire
IVème siècle après Jésus-Christ. L'Egypte est
sous domination romaine. A Alexandrie, la révolte des Chrétiens gronde.
Réfugiée dans la grande Bibliothèque, désormais menacée par la colère
des insurgés, la brillante astronome Hypatie tente de préserver les
connaissances accumulées depuis des siècles, avec l'aide de ses
disciples. Parmi eux, deux hommes se disputent l'amour d'Hypatie :
Oreste et le jeune esclave Davus, déchiré entre ses sentiments et la
perspective d'être affranchi s'il accepte de rejoindre les Chrétiens,
de plus en plus puissants...Mon avis
Nouveau film de
Alejandro Amenabar jeune et talentueux réalisateur espagnol,
Agora est totalement différent de tout ce qu'il a pu faire jusqu'à présent (voir plus bas). Première grosse sortie de ce début d'année, on assiste là à du grand spectacle comme on a plus trop l'habitude d'en voir. Et un genre tombé en désuétude : le péplum. Mise en scène grandiose, scénario foisonnant, interprétation sans faille. On atteindrait presque le niveau de chef d'uvre si quelques longueurs sans conséquence n'apparaissaient pas de temps en temps. Bien que se déroulant au IVè siècle de notre ère le film est terriblement contemporain. De nombreux thèmes abordés sont encore aujourd'hui d'une grande actualité : le pouvoir des religions, la liberté de pensée, la place des femmes dans la société, la philosophie, la science, la politique, le pouvoir et l'amour bien sûr... mais avant tout un magnifique hymne à la tolérance. La mise en scène est à la hauteur de l'entreprise, puissante, solide, jamais lourde ni pompeuse. Le scénario est donc terriblement moderne et la plupart des questions posées pourraient encore l'être aujourd'hui (à part le fait que la Terre tourne bien autour du soleil...). Pour tout ce qui a attrait à la religion , rien n'a changé non plus tant cela résonne encore malheureusement bien fort de nos jours, obscurantisme et fanatisme n'ayant fait qu'amplifier avec le temps. Techniquement c'est une grande réussite aussi. Excellent travail sur la reconstitution d'Alexandrie, les effets numériques sont discrets et bien faits. Le reste est à l'avenant, photo, son, décors, costumes, montage, musique. Interprétation magnifique de la belle
Rachel Weisz qui tient tout le film sur ses frêles épaules. Belle, talentueuse, une des grandes (et discrète) actrices actuelles. Des acteurs inconnus et convaincants l'entourent (
Max Minghella,
Oscar Isaac,
Rupert Evans) et plus connus (
Michael Lonsdale), casting presque exclusivement masculin.
Parcours sans faute pour l'instant pour Amenabar, qui ne fait que monter en puissance depuis
Tesis son premier long métrage en 1996.
Agora est une fresque historique puissante, aussi réussie sur la forme que sur le fond. Le premier grand film de 2010.
Alejandro Amenabar Filmo
Rachel Weisz Filmo Sélective
Samedi 9 janvier 2010
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00:40
L'histoire
Brian Weathersby est un jeune homme ordinaire : célibataire, employé
dans un magasin de literie. Enfant né tardivement, Brian ne se sent pas
à la hauteur face à ses deux grands frères qui ont brillamment réussi,
il n'en demeure pas moins le petit dernier chéri de toute la famille.
En réalité, Brian n'aime pas sa vie et passe son temps à poursuivre son
rêve d'enfance : adopter un bébé en Chine...Mon avis
Un joli premier film pour débuter cette année cinéma. Premier film vu sorti en 2010,
Gigantic est une comédie, pas vraiment romantique, pas vraiment dramatique. Un brin "décalée" comme on dit. L'histoire est simple tout en étant assez bizarre, avec des moments cocasses, drôles et d'autres plus graves, plus sérieux, et inexpliqués aussi (cf. le SDF, rôle muet pour
Zach Galifianakis de
Very bad trip). Par moments on pense aussi beaucoup à
(500) jours ensemble avec la même
Zooey Deschanel. Si le film peut paraître très mélancolique ou triste voir carrément dépressif par moment, dans le fond il n'en est rien et le message est plutôt à l'optimisme. L'ensemble du casting est convaincant. Le duo vedette fonctionne à la perfection.
Paul Dano (
Little miss sunshine,
There will be blood) toujours très bien,
Zooey Deschanel aussi, mais toujours un peu dans le même genre de rôle. A noter aussi la présence des excellents
John Goodman,
Edward Asner et
Jane Alexander dans les rôles des parents. En résumé une comédie atypique, belle petite surprise pour débuter l'année (en tout cas mieux que l'an passé commencé avec le navet
De l'autre côté du lit...).
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