Dimanche 11 décembre 2011
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13:53
En 2007 A l’intérieur, le premier film du duo Alexandre Bustillo et Julien Maury, malgré ses nombreux
défauts avait au moins le mérite d’exister dans l’univers du film de genre français. On attendait donc la suite avec une certaine impatience. Malheureusement, ils passent complètement à coté de
la plaque avec ce nouvel opus. Cela m’a rappelé le très mauvais Village des ombres l’an passé. Pourtant cela part
bien. Une certaine ambiance se met en place, des vieilles personnes malades, une infirmière mystérieuse, la face un peu sordide d’une Bretagne pas très accueillante…Jusqu’à l’arrivée des deux
jeunes frères voulant piller une centenaire dans le coma… A partir de là tout part en vrille. Les réalisateurs (et scénaristes) ne savent plus quoi faire de leur histoire, ils en font donc du
n’importe quoi. Que ce soit le récit lui-même ou les scènes gores, le tout est bâclé et on y croit plus une seule seconde. Surtout le suspens et le sentiment d’angoisse s’envolent au même moment.
Cerise sur le gâteau, c’est très mal joué. Chloé Coullaud fait ce qu’elle peut, Félix Moati ou Jéremy Kapone sont très mauvais. Béatrice Dalle fait deux rapides apparitions muettes, Marie-Claude Pietragalla est limite ridicule. La meilleure reste encore l’inénarrable Catherine Jacob mais elle a franchement l’air de se demander ce qu’elle fait là. Bref raté. Dommage car A l'intérieur
annonçait quand même quelque chose de mieux que ce film de vampires très peu inspiré…Même pas peur !
Critique de A
l'intérieur
Fiche complète du film : ICI
Par ffred
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1
Vendredi 9 décembre 2011
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17:52
Hollywoo débarque directement en tête du classement des nanars de l’année. C’est sans doute encore plus nul que On ne choisit pas sa famille qui passe pour un chef d’œuvre à côté de cette bouse. Tout est mauvais, mauvais,
mauvais. C’est aussi ringard que la sitcom dont on parle dans le film. En plus ils s’y sont mis à deux pour réaliser cela. Frédéric Berthe avait déjà commis RTT en 2009. Ils sont même quatre au
scénario ! Incluant Florence Foresti (qui ferait mieux de rester au one woman show…). Et donc malgré tout ce monde
là : pas de mise en scène, pas de dialogues, pas de gags drôles, et bien sûr pas de direction d’acteurs. Foresti et Debbouze sont en roue libre et font chacun leur petit numéro dans leur coin. La mieux serait presque Muriel Robin dans un numéro d’auto-parodie qui fait à peine sourire. Bref nul. D'un autre côté en attendait-on vraiment quelque
chose ? A ne pas voir...
Fiche complète du film : ICI
Critique de RTT
Par ffred
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3
Jeudi 8 décembre 2011
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18:35
Au sortir de la salle j’étais un peu perplexe.En fait plus étourdi par la joute verbale à laquelle je venais d’assister sur l’écran qu’autre chose. Après avoir
laissé murir, je peux dire que ce nouveau film de Roman Polanski est un grand cru. Un peu plus d’un an après le succès de
The Ghost writer, le réalisateur franco-polonais change une nouvelle fois de registre pour notre plus grand plaisir (nos
plus grands plaisirs même !). Plaisir de la mise en scène : virevoltante et rythmée, preuve ici que sans effets spéciaux, décors gigantesques et autre 3D on peut arriver à quelque chose
de passionnant. Plaisir de scénario : ou comment dans un huit-clos entre quatre murs et quatre personnages le vernis des conventions va peu à peu craquer et où le genre humain peut se
révéler aussi intelligent que (surtout) bête et grotesque. Coécrit par Polanski et Yasmina Reza, auteur de la pièce d’origine, Carnage est, en cela, une vraie boucherie. Avec un récit en
temps réel, la tension monte progressivement pour nous donner un vrai suspens se concluant en nous laissant songeur sur la nature humaine. Tout ne serait-il qu’hypocrisie ? Et enfin
plaisir des acteurs. Les quatre sont bien sûr formidables. Jodie Foster et Kate Winslet sont parfaites, chacune dans un style bien différent. Impossible de les départager. Idem pour ces messieurs. John C.Reilly (très bien) en bon nounours père de famille qui perdra vite pied comme les femmes. Le personnage de Christoph Waltz (génial) est sans doute le seul qui dès le départ annonce la couleur, imbuvable, et qui ira un peu à contre
courant des autres. Les deux couples Foster/Reilly et Winslet/Waltz fonctionnent parfaitement. Absolument jubilatoire.
Carnage est une comédie grinçante et brillante, à la fois très drôle et très cruelle. Une fois de plus Polanski fait mouche, tirant le meilleur parti d’un
scénario intelligent et d’un casting quatre étoiles. Cela ne dure qu’une heure vingt mais c’est terriblement efficace. Une vraie réussite. L’excellente surprise de cette fin d’année.
Note : prend bien sûr la tête du Festival d'automne² (pas difficile...)
Critique de The Ghost
Writer
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Par ffred
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5
Mercredi 7 décembre 2011
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16:18
Shame était l’un des films les plus attendus de cette fin d’année. Deuxième film de Steve McQueen après Hunger (2008) que je n’avais pas aimé.
Malheureusement je n’ai pas plus adhéré cette fois-ci. J’adore pourtant les acteurs et le sujet était intéressant. Je crois donc que c’est juste le cinéma du réalisateur que je n’aime pas. Je ne
trouve aucune épaisseur, aucune force à sa mise en scène. Le scénario est dépourvu d’émotion et de quelconque enjeu dramatique. En fait, je reproche à Shame exactement les mêmes défauts
qu’à Hunger : froid, aride, sec, sans âme. Le personnage principal n’est pas attachant. On ne ressent pas son addiction, ni sa descente aux enfers. J’ai trouvé que l’ensemble restait
bizarrement très politiquement correct. Même si l’acteur ne nous cache rien de son anatomie, disons, plutôt avantageuse…Au final, je me suis beaucoup ennuyeux. Heureusement que le jeu inspiré des
comédiens donne un peu d’attention et d’intérêt. Michael Fassbender est juste parfait. Carey Mulligan est toujours aussi charmante et une fois de plus impeccable. Mais ils n’arrivent pas à sauver le film d’un grave
manque de consistance et de puissance. Pas du tout la claque annoncée, juste un ennui poli, eu égard à la performance des acteurs…
Critique de Hunger
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Par ffred
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7
Lundi 5 décembre 2011
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19:10
Le film du
mois

Le réalisateur du mois :
pour
L'acteur du mois :
pour
L'actrice du mois :
pour
Le coup de coeur du mois :
La bonne surprise du mois :
La déception du mois :
Le navet ou ratage du mois :
30 Films vus :


























Par ffred
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1
Samedi 3 décembre 2011
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10:00
Après le code d’honneur des voyous d’Olivier Marchal, voilà celui, beaucoup plus raffiné,
des samouraïs japonais. Plutôt habitué aux drames modernes en provenance du pays du soleil levant (Departures, Still walking…), changement de genre et d’époque pour ce très beau film de Takashe Miike. Tout est donc ici d’un raffinement total. Les décors, les costumes, les couleurs, la musique (de Ryuichi "Furyo" Sakamoto), les personnages, même les combats (au total peu
nombreux). La mise en scène très stylisée, est éblouissante de beauté et, paradoxalement, de douceur. Subtile et sensible, le scénario annonçant un film (très lent) sur le fameux honneur
samouraï, bascule progressivement vers un drame familial cruel et tragique. très vite on est captivé. Visuellement c’est un enchantement. Deux heures d’un ravissement permanent pour l’œil. Même
les quelques scènes très violentes sont très belles. Le jeu des acteurs est, bien sûr, un peu trop théâtral mais cela n’est pas gênant du tout. Malgré tout, l’émotion a du mal à poindre et le
tout reste un peu froid. Mais finalement cela sied très bien au récit. Au final, il se dégage de ce superbe film, parfaitement maitrisé, interprété et mis en images, une très belle et
mélancolique poésie. Magnifique.
La fiche complète du film : ICI
Critique de Departures
Par ffred
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3
Vendredi 2 décembre 2011
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12:00
Ancien flic Olivier Marchal a fait des séries TV et films du genre sa spécialité. Même si
on le voit parfois acteur, pas maladroit, ailleurs. Ici, il est une fois de plus scénariste et réalisateur. Après le chef d’œuvre 36, quai des Orfèvres et le mitigé MR 73, il n’a pas a rougir de ces
Lyonnais. Inspiré de faits réels, son film est prenant, le suspens est bon, le coup de théâtre inattendu, même si on ne reste pas scotché au siège. On sent que Marchal aime les truands,
c’est d’ailleurs ce qui gêne un peu aux entournures, cette espèce d’apologie du grand banditisme. Des truands aux cœurs d’or et au code d’honneur inviolable, d'accord, ils volent et tuent des
gens tout de même… ! Mais la mise en scène est solide même si un peu lourde. Techniquement c’est réussi, les années 70, dans les flashbacks, sont bien restituées. Les acteurs sont bons. Le
duo Lanvin/Karyo fonctionne très bien, les seconds
rôles assurent. Un bon polar à la française, efficace mais pas inoubliable. On a déjà vu tout ça, on peut s’en passer…
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Critique de MR 73
Par ffred
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2
Jeudi 1 décembre 2011
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19:21
Par ffred
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7
Jeudi 1 décembre 2011
4
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17:39
Par ffred
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Publié dans : Bilans annuels
4
Jeudi 1 décembre 2011
4
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/2011
15:30
Prix du scénario à Cannes cette année. En revenant sur la sélection officielle, on se demande si c'était bien mérité, bref. L’histoire est pourtant sympathique
passant de l’humour un peu loufoque au drame, de la comédie à la philosophie. Tout cela peut paraitre un peu fermé pour un non juif (un peu comme l’avait été pour moi A serious man des frères Coen). Balancé entre philologie et
rapports père/fils, on rit tout de même souvent et on accroche bien au dilemme et à la rivalité qui séparent les deux hommes avec un bon petit suspens. Les acteurs sont très biens, à la fois
attachants et avec un petit grain de folie. Le découpage partage le film en plusieurs séquences avec plusieurs formats d’images. La mise en scène, rythmée, fait que l’on ne s’ennuie pas même si
le propos n’est parfois pas simple. Une fois encore, même si on a déjà vu mieux, Israël nous envoie un joli film. Le précédent long métrage du réalisateur Joseph Cedar, Beaufort (pas vu) a eu un joli succès public et
critique (nommé à l’Oscar du film étranger en 2008). A la fois cruel et ironique, drôle et grave, un bon moment mais assez vite oublié…
La fiche complète du film : ICI
Par ffred
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