Mardi 20 septembre 2011
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19:21
Voilà un premier film bien singulier. L'anticipation est un genre peu prisé en France. Pour son premier long métrage Jean-Baptiste Leonetti soigne autant la forme que le fond. A la limite de l'exercice de style. Le film est âpre, dur
et froid. L'action est lente avec peu de dialogues, émaillée de déferlements de violence qui nous laissent pantois. La violence aussi dans les sentiments et les tensions qui unissent les
personnages. Sami Bouajila et Julie Gayet forment un couple à la dérive convaincant mais le rôle le plus marquant est celui du veilleur de nuit tenu
par Jean-Pierre Andréani, formidable. Visuellement les images sont aussi froides et dures que le propos.
Succession de béton, de verres, de gris, de sombre, de sang, de bruits sourds, de paroles de haut-parleurs inquiétantes. Une expérience particulière à mi-chemin entre Soleil vert, Orange mécanique et Les fils de l'homme. Un film désincarné, hors des entiers battus, pas facile d'accès, qui posent plus de questions qu'il ne donne
de réponses. Pour ma part j'en suis sorti un peu perplexe mais en ayant tout de même passé un bon moment. Dès le départ intriguant et étouffant, le film se termine en gardant presque tout son
mystère. Déroutant (presque fascinant) et en tout cas dérangeant.
Par ffred
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Lundi 19 septembre 2011
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17:07
Quatre ans après son premier long métrage Caramel Nadine Labaki nous offre à nouveau un très beau film. Cette fois loin de la ville, elle plante sa caméra dans un
petit village libanais isolé, au bord de la guerre de religions. Même personnages pittoresques, même humour, même sens du drame, elle ajoute cette fois-ci un petit côté comédie musicale pas
déplaisant du tout. Elle alterne scènes de comédies loufoques et scènes dramatiques avec une belle aisance pour notre plus grand plaisir, on peut pleurer de rire et d'émotion dans la même minute.
Les images sont très belles, aux couleurs chaleureuses (comme pour Caramel), la musique aussi. Tous les acteurs sont formidables, la réalisatrice compris, même si le rôle est plus discret (elle
est aussi co-scénariste). Toutes les tensions entre religions sont résumées ici, malheureusement les problèmes ne se résoudront pas aussi facilement que dans le film. Plus profond qu'il n'y
parait au premier abord, ce joli film nous fait autant rire, que réfléchir. Drôle, touchant, joyeux, tout autant effrayant que plein d'un espoir peut être un peu vain... Une ode à la tolérance à
ne pas manquer...
Par ffred
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Vendredi 16 septembre 2011
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18:48
Je dois l’avouer, je suis allé voir ce film pour des raisons bassement triviales. N’en attendant rien sauf de voir la belle plastique de Tom Hardy, j’en suis sorti plutôt agréablement surpris. Même si le tout est très bourrin, normal pour ce genre de
film, on se laisse prendre au jeu. Sur un scénario ultra conventionnel et sans surprise, Gavin O’Connor
arrrive à nous tenir en haleine. Même si aucun cliché ne nous est épargné, finalement on les attend même. Alors les esprits chagrins diront que nous sommes là devant un vulgaire medley de
Rocky, The Wrestler et autres Fighter. Mais la mise en scène, sur ce sujet ultra vu, a le mérite d’être solide et à ne pas nous ennuyer. Les acteurs s’en
sortent plutôt bien. Tom Hardy donc, en plus d’avoir un physique avantageux, joue une vraie bête avec beaucoup
de talent. Assez impressionnant, même si parfois à la limite du ridicule et de la caricature. Face à lui, on retrouve l’acteur australien, Joel Edgerton, héros du magnifique Animal
Kingdom. Il est encore une fois très bien même si le rôle est psychologiquement moins épais. Bon point pour le maintenant trop rare Nick Nolte qui a pris un bon coup de vieux mais pas au niveau du talent, il est très émouvant. Au final, un film de
combat bien orchestré, sans surprise, agréable à regarder mais qui ne restera pas dans les annales…

Par ffred
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Vendredi 16 septembre 2011
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17:17
La fée est le premier film du trio de réalisateurs, Dominique Abel Fiona
Gordon Bruno Romy, que je vois. Et je crois bien que si je n’avais pas été obligé, je n’y serai pas allé. Comme leurs précédents cela ne me disait vraiment rien. Mes craintes ont été
justifiées. Je n’ai pas du tout fonctionné, jamais rentré dedans. Il faut dire que cela ressemble beaucoup à du Tati (les dialogues en plus) et que je n’aime pas du tout Tati. Cela ne m’a pas
fait rire et même s’il y a une certaine poésie, elle ne m’a pas touché. Reste des acteurs à la gueule pas possible et plutôt doué (le même trio, aussi scénaristes), de belles couleurs et une
certaine ambiance un peu bizarre. Mais je n’ai pas aimé, je ne le conseille pas vraiment…
Vu dans le cadre du Festival d’été, ce film va se
battre pour la dernière place avec Habemus Papam et Crazy Stupid Love…
Par ffred
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Jeudi 15 septembre 2011
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11:53
Après le très beau Une séparation, voici un nouveau film iranien traitant à peu près du
même sujet (une femme veut quitter le pays, avec ou sans son mari). Il ne fait pas bon vivre en Iran, surtout pour une femme, ça, on le savait déjà. Le film enfonce un peu plus le clou en nous
dépeignant le quotidien et le combat de cette femme pour échapper à tout cela. Un tournage difficile et une interdiction de diffusion dans le pays après un prix à Cannes, n’en font pas moins un film fort, très différent de celui d’Asghar
Farhadi. Le metteur en scène Mohammad Rasoulof a lui aussi
(mais est-ce une surprise ?) de gros problèmes avec les autorités de son pays. Les plans sont souvent fixes, simples (tout comme les décors et les costumes), les images sont belles, il n’y a pas
de musique. L’actrice Leyla Zareh est de tous les plans. Non contente d’être belle elle est aussi formidable.
Le tout est très lent, mais jamais ennuyeux, au contraire. On suit avec intérêt le parcours de la jeune femme avec angoisse, en espérant avec elle mais en frissonnant surtout que tout s'écroule.
Au final on assiste là au superbe portrait d’une femme désespérée mais déterminée à qui la vie n’a vraiment pas fait de cadeau. Un très beau film, simple et fort. On en ressort ébranlé et très
pessimiste envers ce monde en régression…
Par ffred
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Mercredi 14 septembre 2011
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17:44
Deuxième film du tandem de réalisateurs John Recca et Glenn Ficarra après I love you Phillip
Morris. Si ce premier film m’avait un peu déçu, on pouvait y noter une liberté de ton, un politiquement incorrect et une loufoquerie qui a complètement disparu ici. Ils n’ont pas écrit le
scénario cette fois-ci, ceci explique peut être cela. On retombe dans la banale comédie sentimentalo-familiale pleine de bon sentiment et de dégoulinage en tout genre. C’est cousu de fil blanc,
même le coup de théâtre final est téléphoné et on le sent venir gros comme une maison. Reste les acteurs. Finalement Steve Carell, hormis Little Miss Sunshine,
ne me fait pas rire, que ce soit au cinéma ou dans ses séries télé. On se demande ce que vient faire là la grande Julianne Moore, à part cachetonner, elle est bien comme toujours, mais elle le sera toujours même dans les pires
navets, même en lisant le bottin…Emma Stone est bien jolie et pas trop mauvaise, Ryan Gosling se bonifie en vieillissant (ah quel torse…), c'est première fois que je vois parler autant dans un film.
Mais la plus drôle d’entre tous restera Marisa Tomei. Elle n’a que trois scènes mais elle est à chaque fois
hilarante. Une petite bouffée de fraicheur dans une comédie bien conventionnelle, bien propre sur elle, bien américaine quoi…Et attention l’affiche nous ment encore, cette comédie ne révolutionne
pas du tout le genre ! Elle ne fait qu’enfoncer des portes ouvertes et bien trop connues…La salle pourtant pleine en ce jour de sortie n’a que très peu rigolé. A voir si vous êtes fans des
acteurs. Autrement très dispensable…
7è film vu dans le cadre du Festival
d'été
Par ffred
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Lundi 12 septembre 2011
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16:29
Vu déjà depuis quelques jours, ce film me hante encore. Non pas que cinématographiquement il soit un chef d’œuvre mais
le propos en est tellement fort qu’il ne peut laisser indifférent. L’un des plus grands scandales judiciaires que la France est connu reste douloureusement dans les mémoires. Ce film nous rappele
(nous apprend) combien cela fut insupportable pour les accusés injustement. Pas un chef d’œuvre donc, même si la mise en scène est sèche et dure, elle en fait parfois un peu trop. C'est tout de
même mieux que le précédent film de Vincent Garenq Comme les autres. Mais le sentiment de malaise profond, de honte même, monte crescendo, nous serrant la gorge et le ventre
irrémédiablement. L’absence totale de musique, n’appuyant donc sur aucun effet, ajoute à cela une dimension dramatique rendant le tout encore plus fort. Mais le film ne serait sans doute rien sans l’interprétation habitée de Philippe
Torreton. 30 kilos de perdus et une mise en abime sans doute très limite pour un rôle qui fera date dans cette année cinéma et dans la filmographie de l’acteur. Il est de presque tous les
plans et porte tout le film sur ses épaules pourtant très amaigries. Absolumen bouleversant. A ces cotés de solides seconds roles comme Vladimir Yordanoff (l’avocat), Noémie
Lvosky (la femme) ou l’incroyable Farida Ouchani (Myriam Badaoui bourreau et accusatrice). Le film, qui
retrace exactement le calvaire vécu par Alain Marécaux, restera dans les mémoires comme le récit d’une descente aux enfers d’un homme broyé pour rien, et d’un fiasco judiciaire sans précédent.
Cela ne donne vraiment pas envie d’avoir affaire à la justice française…Désolant et choquant.
Par ffred
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Lundi 12 septembre 2011
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10:26
De Nanni Moretti je n'avais vu que le très beau La chambre du fils, palme d'or à Cannes. Ce nouveau a aussi eu les honneurs du festival mais est reparti bredouille. Pas vraiment
étonnant. L'idée de départ est excellente et d'ailleurs cela commence très fort. Mais très vite on déchante. Dès que le nouveau pape prend la poudre d'escampette, le film fait de même. Ca part
dans tout les sens, Le scénario passe sans cesse du drame à la comédie loufoque si bien qu'on ne sait plus trop où donner de la tête. Finalement on s'ennuie très vite. Si Michel Piccoli est très bien, le rôle est sacrifié au profit de parties de cartes ou de volley ball entre cardinaux et
de scène de théâtre de Tchékov, le tout dans un bric à brac mollement inconsistant. De la part de Moretti on pouvait s'attendre à une satyre un peu plus corrosive et décapante du Vatican lui, non
croyant, qui y est personna non grata, ou de la psychanalyse. Au final on se retrouve devant un film hybride plus ridicule qu'intéressant. Raté. Vu dans le cadre du Festival d'été.
Par ffred
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Lundi 5 septembre 2011
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Huit ans après son deuxième film en tant que réalisateur, le magnifique Magdalene sisters, l'excellent acteur Peter Mullan revient derrière la caméra avec Neds. Après les jeunes filles irlandaises, ce sont ici les jeunes garçons écossais qui ont la vedette. Un surtout, John, dont on va suivre le parcours chaotique sur
quelques années de son adolescence. Il est incarné par Conor McCarron (à suivre) dont c'est le premier film, et il est tout bonnement étonnant. Un rôle aussi fort et dérangeant que le film.
Celui-ci est dans la plus pure lignée du film social anglais cher à Ken Loach. On sent les références du metteur en scène, lui qui a déjà joué sous la direction de son illustre ainé. Sa mise en
scène est tout aussi sèche, puissante et politiquement incorrecte. L'ambiance est lourde et glauque. Les images grises nous plongent dans une descente aux enfers dont on ressort assez ébranlé.
Difficile de trouver un peu d'espoir dans toute cette noirceur même si au final on en aperçoit la pale lueur... Un film noir et puissant qui confère à son réalisateur Peter Mullan un statut de
metteur en scène sur qui il faut compter...
Par ffred
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Dimanche 4 septembre 2011
7
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12:48
Dans ce genre de franchise, il y a rarement beaucoup de surprise. Une fois encore il n'y en a (presque) pas niveau scénario. Exactement la même histoire que les quatre précédents épisodes, sauf
un twist final inattendu qui renvoie au premier opus. Niveau interprétation idem. Quelques beaux gosses et bimbos aux jeux très approximatifs mais on s'en fout, on est venu les voir se faire
trucider. Par contre cette fois-ci la mise en scène est un peu plus nerveuse. Les effets spéciaux sont parfaits et les scènes de massacre vraiment très réalistes, gores à souhait. De plus, une
fois n'est pas coutume, la 3D remplie parfaitement son rôle et sert vraiment à quelque chose. Un bon cru donc, techniquement le plus réussi des cinq. Mais bon, il faudrait peut être s'arrêter là
maintenant...
Par ffred
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