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Il y a certains films qui vous touchent plus que d’autres. Même s’ils ne sont pas totalement réussis. C’est le cas de Contracorriente. Premier film péruvien (mais à capitaux européens pour l’essentiel) de Javier Fuentes-Leon avec les défauts d’un premier film. Mais c’est fait avec le cœur, voir avec les tripes, et cela se sent. Le thème l’emporte ici sur la forme. Quoique. Le film brasse une quantité de thèmes universels. En premier lieu celui de l’identité sexuelle. Comment elle est assumée (ou pas), par soit avant tout, et par les autres. Mais il s’agit surtout ici d’une histoire d’amour. Belle, déchirante, forcément tragique et impossible. Dans le contexte d’un petit village péruvien, emprunt de religion et de machisme, il est normal que cela soit difficile. On pense au très beau Tu n’aimeras point et à cette histoire d’amour entre deux juifs ultra-orthodoxe, où, comme ici, la notion même d’homosexualité n’existe pas. Difficile de parler de l’histoire sans en déflorer l’intrigue. On peut juste alors dire que tout cela sonne vrai, hormis le côté fantastique bien sûr, et que tout est fait avec un maximum de tact et de sensibilité. Une très belle sensualité se dégage de l’ensemble, alliée à une belle poésie donnant des images et des scènes superbes. Les acteurs, non contents d’être beaux, sont excellents. Cristian Mercado (vu cette année dans Blackthorn) est absolument bouleversant.
D’une pudeur incroyable, le scénario et la mise en scène nous laissent en larmes au sortir de ce film magnifique. Vigoureux plaidoyer pour l’amour, le pardon, la liberté et contre l’intolérance, mais avant toute chose : l’acceptation de soit. Plein d’une mélancolie touchante Contracorriente, plus qu’un film sur une histoire d’amour homosexuelle, est juste un très beau film d’amour…
PS : 7 salles en France seulement, sans commentaire…
La fiche complète du film : ICI
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