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Le Ciné de Fred

Metropolis

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C’est grâce à Christophe de Un monde en noir et blanc... et en technicolor... que j’ai pu découvrir ce film et l’exposition qui lui est consacrée à la Cinémathèque française. Merci à lui donc. Jamais vu Métropolis avant, juste en mémoire quelques images des clips issus de la version de Giorgio Moroder, compositeur vedette de années 80 (Midnight express, Flashdance…) sur des chansons de Bonnie Tyler ou Queen. Censé être l’un des chefs d’œuvre mondial du patrimoine cinématographique, le film est assez fascinant. Pour l’époque, techniquement c’est un travail remarquable et titanesque, pas du tout récompensé à sa sortie en 1927. Ayant couté des millions de marks, il ne réunira que 15000 spectateurs lors de son exploitation en salles à Berlin. Le scénario est aussi visionnaire que les images : la lutte des classes, l’urbanisation à outrance et un étrange ballet d’ouvriers, comme une prémonition, les prisonniers allant vers les camps de la mort nazis. Les effets spéciaux sont remarquables, tout comme les décors et les costumes. La mise en scène de Fritz Lang si elle semble peut être désuète de nos jours, n’en reste pas moins virtuose et reste sans égale pour l’époque (mais je n’ai pas vu beaucoup de film des années 20 et du muet). Retiré très vite de l’affiche, son histoire devient alors aussi mythique que le film lui-même. Découpé, remonté, perdu, dégradé, abimé, retrouvé, plusieurs fois restauré et ressorti en salles, il traverse le vingtième siècle ballotté au gré des aléas de l’Histoire et de la guerre. Ce n’est qu’en 2008, que l’unique copie d’origine pratiquement complète est retrouvée par hasard au musée du cinéma de Buenos Aires et permet d’avoir aujourd’hui cette version quasi entière. Les 2h33 passent très vite, la musique est d’origine, les partitions ayant aussi été retrouvé, elle est en parfaite adéquation avec les images. Certains passages sont très abimés mais on voit bien les scènes tout de même. D’autres sont dans un parfait état et les images sont somptueuses. Dans la foulée j’ai donc vu l’exposition consacrée au film. Celle-ci est assez pauvre (quelques photos de plateau d’origine, quelques objets, des dessins de projets de décors ou de costumes, des partitions de la musique), on apprend tout de même quelques petites choses ainsi que sur Lang lui-même. Elle devient beaucoup plus intéressante dans sa dernière partie consacrée à la découverte de Buenos Aires et à la dernière restauration en date. On peut assister notamment à un documentaire de 52 mns très bien fait, retraçant les dernières années de l’histoire incroyable de ce film culte. Bref, en une après-midi j’ai découvert toute une page de l’Histoire du cinéma, inconnue pour moi. Passionnant.

 

4-e-toiles

 

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C
J'avais loupé la chronique ! Merci pour la citation !! Il faudra aussi un jour que je me colle à la critique de ce film ! Mais je suis moins assidu que toi, et j'ai du mal à m'y mettre parfois :)
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B
Va falloir que je me trouve du temps pour aller voir tout ça... pfff ! :)
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