Week-end

par ffred  -  2 Avril 2012, 13:39  -  #2012, #Gay, #Drame, #UK, #2*, #Andrew Haigh

http://images.allocine.fr/r_640_600/b_1_d6d6d6/medias/nmedia/18/88/85/24/20012142.jpg http://www.lasplash.com/uploads//c356/4e71635d2b8f4-weekend-film-review-andrew-haigh-outfest-tom-cullen-5.jpg

 

J'attendais beaucoup de ce film. Le bouche à oreille et les premiers échos étant excellents. A l'arrivée je suis assez déçu. Les histoires d'amour gay au cinéma ne sont pas légion, c'était d'autant plus intéressant. Malheureusement, le film n’égrène, il est vrai des vérités, mais surtout des banalités (on vit tout cela tous les jours...), avec une morale aussi simpliste qu'évidente : ce n'est pas facile d'être gay, même aujourd'hui, dans un monde d'hétérosexualité. Alors oui, en tant que gay, on a tous plus ou moins vécu toutes les situations présentées dans le film, de la rencontre dans un bar à la fuite en avant devant l'amour, de l'homophobie latente au regard des parents et amis etc etc... Le problème du scénario de Andrew Haigh, dont c'est le deuxième film, est qu'il est beaucoup trop bavard, qu'il finit par tourner en rond (on se bourre la gueule, on baise, on se parle beaucoup, on se drogue, on parle beaucoup, on baise et rebelote jusqu'à la fin) et qu'il manque singulièrement d'émotion, sauf dans les dix dernières minutes, mais c'est trop tard. On retiendra tout de même une mise en scène maitrisée dans la lignée du film social anglais, sobre, si ce n'est efficace. Ainsi que deux jeunes acteurs très doués (et très agréables à regarder), avec un certain charisme, qu'on espère revoir bientôt à l'écran. A mon plus grand regret, je me suis ennuyé et n'est pas ressenti grand chose... A l'instar de Brokeback Mountain, un film gay pédagogique pour les hétéros ?

 

2-e-toiles

 

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thibault 12/04/2012 07:17

L'homosexualité au cinéma va de Brokeback Mountain à On ne choisit pas sa famille en passant par Pédale douce ou Single Man à Comme les autres, Les témoins ou Harvey Milk... Que des grands films...

ffred 14/04/2012 17:22



en effet , il y a à boire et à manger...



Bob Morane 05/04/2012 10:01

Ne l'ayant pas vu, la réaction de mymp me donne la curiosité. Il est vrai qu'en salle il y a plus de films lesbien que gay. De plus, il est diffusé dans peu de salles. Quand à Brokeback, je n'avais
pas particulièrement aimé l'histoire.

mymp 03/04/2012 19:48

Alors maintenant que je t'ai brillamment démontré que Week-end n'était pas un film pédagogique, tu peux donc enlever ta phrase ainsi que le point d'interrogation avant que je m'énerve vraiment
:)
Et la mignardise hollywoodienne, c'est juste moi (rien à voir avec toi effectivement) qui l'ai dit et rajouté dans mon commentaire pour montrer mon désintérêt par rapport à Brokeback dont je ne
suis pas particulièrement fan.
Ensuite, je peux comprendre que le film ne touche et ne plaise pas (très bavard, pas d'action...). Et même s'il "enfonce des portes ouvertes", il le fait en tout cas avec beaucoup d'intelligence et
de fragilité.
Neil, mais que va dire ta moitié ? :)

neil 02/04/2012 18:02

Je suis grave d'accord avec le mec qui a écrit u commentaire juste avant moi : mymp, tu veux m'épouser ?
Pour une fois qu'une histoire d'amour entre deux hommes n'est pas tragique mais juste simple et émouvante ça fait du bien.

ffred 02/04/2012 18:20



Vendu ! :)



mymp 02/04/2012 17:50

Je m’insurge ! Le film n’a rien à voir avec la mignardise hollywoodienne Brockeback Mountain. Week-end n’est en rien pédagogique (et Philadelphia alors, c’est pas du pédagogique ça ?) parce qu’il
est d’abord universel dans son propos qui n’est certainement pas à réduire à une morale du type «Ce n’est pas facile d’être gay aujourd’hui». Et puis quoi alors ? Casablanca, Sisi, Un homme et une
femme, Sur la route de Madison, Titanic, Ghost, des films hétéros pédagogiques pour les homos ? :)

Le film dit plutôt «Ce n’est pas facile d’être amoureux aujourd’hui» parce qu’il y a toujours quelque chose qui retient, quelque chose qui fait masse (coming out, ex destructeur, parents absents,
peur de s’engager). Or, on ne peut pas résumer ces choses-là (excepté pour le coming out) à des choses typiquement gay, c’est ridicule, et c’est vraiment affadir la portée de ce beau film, humble
et mélancolique (par beaucoup de points, il m’a fait penser à Oslo, 31 août).

C’est vrai que le film est très bavard et peu ennuyer : pour ma part, j’ai littéralement été porté par le flot incessant des dialogues, subtils et savoureux. Et puis les comédiens sont tellement
confondants de naturel, c’en est incroyable, on dirait un vrai couple qui se forme devant nous, filmé à son insu. Un film magnifique, point !

ffred 02/04/2012 18:19



Je ne dis pas que le film est de la mignardise hollywoodienne d'abord....ni que tous les films sont pédagogiques ! Pour la pédagogie je ne parle que de Brokeback, et si tu avais bien lu, ma
phrase finit par un point d'interogation, ce n'est donc pas une affirmation ! Alors on se calme...:) Je dis juste que cela ne m'a pas touché, pas ému, que je trouve que cela enfonce des portes
ouvertes... Oslo m'a complètement submergé et j'y pense encore, cellui ci non et je n'y pense plus...