Les Filles d'Avril

par ffred  -  8 Août 2017, 07:05  -  #2017, #Drame, #Mexique, #Michel Franco, #Emma Suárez, #Ana Valeria Becerril, #Enrique Arrizon, #Joanna Larequi, #4*, #Cannes

 

Valeria est enceinte, et amoureuse. A seulement 17 ans, elle a décidé avec son petit ami de garder l'enfant. Très vite dépassée par ses nouvelles responsabilités, installée loin d'elle et de sa sœur, sa mère lui vient en aide. À son arrivée, Avril prend les choses en mains, et remplace progressivement sa fille dans son quotidien... Jusqu'à franchir la limite. 
 

En 2012, Despuès de Lucia avait été, pour moi, l’un des pires films de l’année. Je n’avais donc pas vu le suivant de Michel Franco. En fait, je suis allé voir Les filles d’Avril après en avoir eu de bons échos et ne sachant pas que c’était son nouveau film. Hasard donc. Contre toute attente, j’ai beaucoup aimé. D’entrée, j’ai trouvé cela intriguant. Même si ça part dans le drame familial plutôt gentiment. Lentement, le récit glisse vers quelque chose de plus en plus dérangeant, voir pervers, qui finit par nous glacer le sang. La mise en scène du mexicain est toujours aussi froide, voir austère, mais l’ensemble a quelque chose de très touchant, tout autant qu’effrayant, et en tout cas haletant. Cela monte en puissance jusqu’à un final inattendu et finalement logique. L’interprétation de Emma Suárez (Julieta) est sans faille, elle est vraiment parfaite. Le trio de jeunes acteurs mexicains est au diapason. Ils trouvent tous là leur premier rôle et sont très convaincants. Un film fort donc, parfaitement maitrisé sur tous les plans, d’où on ressort avec un certain malaise. Une bonne surprise et un réalisateur qui remonte dans mon estime.

Les Filles d'Avril

dasola 11/08/2017 16:01

Bonjour ffred, pour éprouver un certain malaise, c'est réussi. C'est typiquement le film que je ne reverrai pas. Je n'avais rien lu concernant l'histoire et si j'avais su, je ne suis pas sûre que j'y serais allée. La mère est folle. D'ailleurs à la fin, on ne sait pas ce qu'elle devient. Bonne après-midi.