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Le Ciné de Fred

Moi, Daniel Blake

Moi, Daniel Blake : Affiche

 

Pour la première fois de sa vie, Daniel Blake, un menuisier anglais de 59 ans, est contraint de faire appel à l’aide sociale à la suite de problèmes cardiaques. Mais bien que son médecin lui ait interdit de travailler, il se voit signifier l'obligation d'une recherche d'emploi sous peine de sanction. Au cours de ses rendez-vous réguliers au « job center », Daniel va croiser la route de Katie, mère célibataire de deux enfants...

 

Ken Loach (80 ans) avait annoncé sa retraite à la sortie de Jimmy’s Hall en 2014. Il n’a pas tenu sa promesse. C’est bien dommage car Moi, Daniel Blake semble bien être le film de trop, palme d’or (comme souvent incompréhensible) ou pas. Jamais un film du vétéran britannique n’a été aussi manichéen, aussi caricatural. Jamais non plus il n’a mis autant de pathos pour faire pleurer dans les chaumières. Ça plombe tout, et cela très tôt dans le film. De plus, on sent dès le début à peu près comment ça va finir (on se dit qu'on aura pas cette fin, mais si !). On reste en terrain connu pour la mise en scène même si, par la force des choses, elle est moins forte que par le passé. Par contre sa direction d’acteurs reste inchangée. Ils sont tous formidables, Dave Johns et Hayley Quires en tête. Ils sont bouleversants mais cela ne suffit pas à sauver le film. Bref, déçu donc, comme pour à peu près tous les Ken Loach depuis It’s a free world voir depuis My name is Joe. Même si le message social est là, il est maladroit et nous laisse surtout devant un tire-larme indigne du grand metteur en scène qu’il était...

 

Moi, Daniel Blake
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